CAC 40 : le récap de la semaine (du 12 au 16 octobre 2026)

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Chaque vendredi soir, Culture Financière fait le point sur la semaine du CAC 40 : ce qui s'est passé, pourquoi, quelles valeurs ont brillé ou décroché, et ce qu'il faut surveiller ensuite. Cette semaine, l'indice parisien reprend 1,97 % entre les deux clôtures de vendredi, porté par l'apaisement des tensions politiques françaises et par plusieurs publications d'entreprises rassurantes, alors que Wall Street recule nettement sur fond de doutes autour des dépenses liées à l'intelligence artificielle.
Bilan semaine CAC 40
Sommaire de l'article

Le bilan de la semaine

Le CAC 40 termine la semaine du 12 au 16 octobre 2026 à 7 956,70 points. Entre la clôture de vendredi dernier et celle de ce soir, l’indice parisien gagne 153,37 points, soit 1,97 %.

Sur les cinq séances, il a évolué entre un plus haut de 7 980,99 points et un plus bas de 7 806,49 points. La séance la plus forte a été celle de jeudi 15 octobre, avec un gain de 0,78 %. La plus faible reste mardi 13 octobre, en léger repli de 0,07 %, une quasi-stagnation plutôt qu’un vrai recul.

Trois éléments expliquent ce rebond.

  1. Le maintien du Premier ministre à son poste a rassuré les investisseurs sur la trajectoire budgétaire française, après une semaine entamée sous tension, et le rendement de l’OAT à 10 ans, qui avait frôlé 4,80 % en milieu de semaine, s’est ensuite détendu.
  • 2.Plusieurs publications d’entreprises ont par ailleurs dépassé les attentes, à commencer par Pernod Ricard et Publicis Groupe.
  • 3. Le CAC 40 a enfin profité, paradoxalement, de sa faible exposition au secteur technologique américain, pendant que Wall Street essuyait de nouveaux doutes sur la rentabilité des investissements dans l’intelligence artificielle.
cac40-semaine-16-octobre-2026 - Moyenne

Face à la semaine précédente

La semaine passée s’achevait sur un repli de 1,19 %, à 7 803,33 points, la septième baisse hebdomadaire en huit semaines. Ce vendredi marque donc un net retournement plutôt qu’une simple accélération de tendance.

Sur les deux dernières semaines cumulées, du 2 au 16 octobre, le CAC 40 progresse finalement de 59,51 points, soit 0,75 %. Le rebond de cette semaine a donc plus qu’effacé le repli de la précédente, même si l’indice reste encore loin de ses niveaux de fin septembre, au-dessus de 8 000 points.

Les 5 valeurs qui ont le plus progressé

Top 5 et flop 5 des valeurs du CAC 40 sur la semaine du 12 au 16 octobre 2026, en pourcentage

Pernod Ricard signe la meilleure performance de l’indice, avec un gain de 11,07 % sur la semaine. Le groupe de spiritueux a publié jeudi des ventes trimestrielles jugées rassurantes, après plusieurs trimestres plombés par ses difficultés en Chine et aux Etats-Unis, et Deutsche Bank a relevé son objectif de cours dans la foulée. Nous avions détaillé cette publication dans notre 1 jour, 1 action consacré à Pernod Ricard.

Capgemini arrive en deuxième position avec 10,72 %. Le titre poursuit un rattrapage entamé début octobre, après des résultats et des prévisions jugés rassurants chez son concurrent américain Accenture, dont l’action avait bondi de près de 17 % à Wall Street. Plusieurs analystes jugeaient jusque-là excessive la décote de valorisation des sociétés de conseil informatique.

Publicis Groupe progresse de 8,16 % après un troisième trimestre meilleur que prévu, porté par le relèvement de sa prévision de croissance organique annuelle, et a pris la tête du CAC 40 le jour de l’annonce. Nous y revenions dans notre article 1 jour, 1 action sur Publicis Groupe.

Dassault Systèmes gagne 7,68 % sans annonce propre cette semaine : le titre prolonge le rebond entamé fin septembre après un trimestre jugé rassurant, dans un climat plus favorable aux valeurs technologiques et logicielles européennes.

Thales complète ce classement avec 7,49 %, sans catalyseur ponctuel identifié non plus. Le titre reste porté par la dynamique structurelle du secteur de la défense en Europe, qui soutient sa valorisation depuis le printemps.

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Les 5 valeurs qui ont le plus reculé

STMicroelectronics signe la plus forte baisse du CAC 40, avec un repli de 11,70 % sur la semaine. Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs a été emporté par une correction plus large du secteur en Europe, où ASML et ASM International ont également reculé, sous l’effet conjugué de l’accélération de l’inflation américaine, des interrogations persistantes sur le financement des infrastructures d’intelligence artificielle et d’une concurrence chinoise plus vive sur les puces mémoire. Oddo BHF a par ailleurs abaissé son objectif de cours le 13 octobre. Ses résultats trimestriels ne seront publiés que le 29 octobre : cette baisse n’a donc rien à voir avec ses propres comptes.

Schneider Electric cède 6,36 %, pénalisé à la fois par la publication de son chiffre d’affaires trimestriel vendredi et par un climat plus nerveux sur les valeurs électriques et industrielles, dans le sillage de la tension sur la dette française observée en milieu de semaine.

Crédit Agricole recule de 4,16 %. Comme le reste du secteur bancaire domestique, le titre pâtit davantage du climat politique et budgétaire français que de ses propres fondamentaux, jugés solides par plusieurs analystes.

Legrand abandonne 2,41 %, alors que ses résultats semestriels, publiés fin juillet, étaient pourtant solides, avec une croissance organique record de 17 % hors effet de change. La baisse de cette semaine est davantage technique et sectorielle, dans le sillage de Schneider Electric, qu’imputable à une nouvelle négative identifiée.

BNP Paribas clôt ce classement avec un repli plus modéré de 1,73 %, pénalisé comme Crédit Agricole par les craintes entourant la situation budgétaire française plutôt que par une annonce qui lui soit propre : ses résultats du troisième trimestre ne sont attendus que fin octobre.

Ce que dit le graphique

CAC 40, clôtures des six dernières semaines avec la moyenne mobile 20 jours

Sur la base des vingt dernières clôtures, la moyenne mobile à 20 jours du CAC 40 ressort à environ 7 941 points. L’indice a clôturé la semaine juste au-dessus, à 7 956,70 points, après l’avoir testée à la baisse à plusieurs reprises début octobre.

La semaine précédente, les moyennes mobiles à 50 et 200 jours se situaient respectivement autour de 8 278 et 8 230 points, des niveaux qui évoluent lentement.

Le CAC 40 leur reste donc nettement inférieur, de plus de 3 %, ce qui confirme que le rebond des cinq dernières séances n’a pas renversé la tendance de fond entamée après les sommets de janvier et février.

L’indice reste 9,1 % en dessous de son plus haut annuel, à 8 755,03 points, mais remonte à environ 6 % au-dessus de son plus bas de l’année, à 7 505,27 points.

Le RSI à 14 jours, tombé en zone de survente la semaine précédente (26,2 points le jeudi), est ressorti en zone neutre à l’approche du week-end, signe d’un regain d’appétit pour le risque qui n’a toutefois rien d’un emballement.

Le CAC 40 face aux autres places

Sur la semaine, le CAC 40 fait mieux que l’Euro Stoxx 50, qui progresse plus modestement de 0,50 %, mais moins bien que le DAX allemand, en hausse de 2,13 % et toujours proche de ses records.

L’indice parisien bénéficie en partie du même mouvement que son voisin allemand : un marché européen moins exposé que Wall Street aux valeurs technologiques et à l’intelligence artificielle.

La divergence avec les Etats-Unis est en effet marquée. Le S&P 500 recule d’environ 2,0 % sur la semaine et le Nasdaq Composite, à forte coloration technologique, chute de 4,48 %, sa plus mauvaise semaine depuis plusieurs mois.

Les mêmes craintes qui ont pesé sur STMicroelectronics à Paris, à savoir les doutes sur le financement des infrastructures d’intelligence artificielle et la correction des semi-conducteurs, ont frappé plus durement encore les géants américains du secteur.

Sur les marchés de matières premières et de changes, l’or a grimpé de 5,8 % sur la semaine, à 4 251,82 dollars l’once, une preuve que la demande de valeurs refuges reste vive malgré l’accalmie relative en Europe.

Le pétrole Brent recule au contraire de 2,3 %, à 57,54 dollars le baril, pénalisé par des stocks américains abondants. L’euro progresse légèrement face au dollar, de 0,3 %, à 1,1655 dollar.

Le chiffre et l’événement de la semaine

Le chiffre de la semaine, c’est l’écart de près de 23 points de pourcentage entre Pernod Ricard, en tête du CAC 40 avec 11,07 %, et STMicroelectronics, lanterne rouge à -11,70 %.

Un tel écart entre les deux extrêmes de l’indice, sur une seule semaine, illustre à quel point les mouvements de marché restent, cette année, davantage dictés par des histoires individuelles que par une tendance d’ensemble.

L’événement de la semaine reste politique autant que financier : la confirmation du maintien du Premier ministre à Matignon a suffi à détendre les taux français et à redonner de l’air à la Bourse de Paris, après plusieurs semaines sous la pression des incertitudes budgétaires.

De quoi rappeler, une fois de plus, à quel point le CAC 40 reste sensible au climat politique intérieur, bien plus que les autres grandes places européennes.

Ce qu’il faut surveiller la semaine prochaine

La saison des résultats du troisième trimestre monte en puissance la semaine prochaine, avec de nombreuses publications attendues du côté du CAC 40 et du SBF 120.

Les investisseurs resteront aussi attentifs à la trajectoire des taux français, après une semaine où l’OAT à 10 ans a servi de baromètre de la confiance politique.

Côté macroéconomie, l’agenda s’annonce chargé outre-Atlantique avec la publication des indices PMI manufacturiers et des services, pendant qu’en France l’indice de confiance des entreprises pour le mois d’octobre sera scruté de près.

La Chine publiera également son produit intérieur brut, sa production industrielle et ses ventes au détail, des indicateurs qui orientent régulièrement le sentiment sur les valeurs exportatrices du CAC 40, notamment dans le luxe.

La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE, elle, n’est prévue que les 28 et 29 octobre, mais les prises de position des membres du conseil des gouverneurs pourraient déjà animer les séances.

Pour aller plus loin d’ici la prochaine édition, notre article sur les valeurs du SBF 120 qui testent leur moyenne mobile 200 jours permet de suivre les cassures techniques à surveiller, et notre comparatif des actions du CAC 40 jugées sous-évaluées ou surévaluées aide à prendre un peu de recul sur les valorisations du moment.

Rendez-vous vendredi prochain pour un nouveau récap de la semaine du CAC 40.

Cet article a un but informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Avant toute décision, nous vous invitons à vous rapprocher d’un conseiller en gestion de patrimoine ou d’un conseiller financier indépendant.

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