1 jour, 1 action : Schneider Electric signe un troisième trimestre record, l’action reste sous pression

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Chaque jour, Culture Financière décrypte une action qui fait l'actualité des marchés financiers. Aujourd'hui, coup de projecteur sur Schneider Electric, qui a publié ce vendredi 16 octobre un chiffre d'affaires trimestriel record et relevé pour la deuxième fois cette année ses objectifs 2026, sans que le marché ne s'enthousiasme pour autant.
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Pourquoi Schneider Electric fait la une aujourd’hui

Schneider Electric a publié ce vendredi 16 octobre un chiffre d’affaires record pour le troisième trimestre 2026.

Le groupe industriel a engrangé 11,46 milliards d’euros sur la période, en progression de 16,9 % à périmètre et taux de change constants, un rythme supérieur à ce qu’attendaient les analystes, qui tablaient plutôt sur une croissance organique de 13,8 %, selon le consensus relayé par Zonebourse.

Porté par une demande toujours plus forte liée aux centres de données, ce résultat a permis à Schneider Electric de relever ses objectifs annuels pour la deuxième fois en 2026, après un premier relèvement fin juillet.

Le groupe vise désormais une croissance organique de son résultat opérationnel ajusté comprise entre 18 % et 21 % sur l’année, contre 14 % à 19 % précédemment.

Malgré ces chiffres, le titre n’a quasiment pas bougé en Bourse ce vendredi et reste proche de ses plus bas de l’année.

Les investisseurs digèrent encore l’annonce, le 5 octobre, du rachat du logiciel américain PTC pour plus de 20 milliards de dollars, la plus importante acquisition de l’histoire du groupe, qui avait fait chuter l’action de près de 10 % en une seule séance.

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Ce que dit le graphique

Graphique de l'action Schneider Electric (SU.PA) avec moyennes mobiles 20 et 50 jours, octobre 2026

Le cours s’établit à 257,05 euros ce 16 octobre, en repli de 0,37 % par rapport à la clôture de la veille à 258 euros.

L’action évolue nettement sous ses moyennes mobiles à 20 jours, à 278,16 euros, soit un écart de 7,6 %, et à 50 jours, à 287,62 euros, soit un écart de 10,6 %, deux indicateurs qui restent orientés à la baisse.

Elle se situe également sous sa moyenne mobile à 200 jours, à 268,45 euros, et cote à peine au-dessus de son plus bas de six mois de 254,55 euros, touché le 7 octobre dernier.

Le RSI à 14 jours ressort à 31,6, une lecture qui s’approche de la zone de survente sans l’avoir encore atteinte, après une chute de plus de 15 % depuis le 2 octobre, veille de l’annonce du rachat de PTC.

Pour les investisseurs confirmés : les ratios à surveiller

Au-delà du cours de Bourse, les chiffres publiés ce vendredi confirment la solidité opérationnelle du groupe.

Sur les neuf premiers mois de 2026, le chiffre d’affaires cumulé atteint 32,69 milliards d’euros, en hausse de 15 % en organique.

La division Énergie progresse de 18,8 % et la demande liée aux centres de données a plus que doublé sur un an, selon la direction du groupe.

La croissance reste tirée par l’Amérique du Nord, en hausse de 19,9 %, et par la zone Chine et Asie de l’Est, en progression de 26,1 %, tandis que l’Europe avance plus modestement, de 8,6 %.

Côté rentabilité, le groupe vise désormais une marge opérationnelle ajustée comprise entre 19,7 % et 19,9 % sur l’ensemble de 2026, contre 19,4 % à 19,7 % visés en juillet, un niveau élevé pour un groupe industriel.

Sur la valorisation proprement dite, le dossier se traite historiquement avec une prime par rapport à la moyenne du secteur industriel, même si le niveau précis du PER reste à confirmer dans la publication officielle de la société.

Cette prime laisse peu de marge d’erreur en cas de déception future, ce qui explique sans doute en partie la prudence du marché malgré des résultats qui dépassent les attentes.

Avant de se positionner sur un dossier qui vient de publier des résultats contrastés en Bourse malgré des chiffres solides, mieux vaut garder les bases en tête.

Notre article pour analyser une action détaille les principaux indicateurs à examiner avant de se faire une opinion.

Et pour celles et ceux tentés par un pari concentré sur une seule valeur industrielle, notre article sur comment diversifier son portefeuille boursier sans le rendre illisible rappelle pourquoi il est risqué de miser l’essentiel de son épargne sur un seul titre, même un leader comme Schneider Electric.

Le principal point de vigilance reste justement ce rachat de PTC, qui doit renforcer l’offre logicielle du groupe et son exposition à l’intelligence artificielle industrielle, mais qui alourdit aussi l’endettement.

Selon les éléments communiqués par Schneider Electric et relayés par l’agence AFP, le carnet de commandes du groupe a atteint un niveau record à la fin du trimestre, un signal positif pour la suite, tandis que le directeur général Olivier Blum dit vouloir « saisir les opportunités à venir ».

Cet article a un but informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Avant toute décision, nous vous invitons à vous rapprocher d’un conseiller en gestion de patrimoine ou d’un conseiller financier indépendant.

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