Comment choisir une assurance-vie ? 7 critères à analyser

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Criteres choisir assurance vie
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Toutes les assurances-vie bénéficient du même cadre fiscal en cas de rachat comme en cas de décès, mais elles peuvent être très différentes en matière de frais, de supports, de fonds en euros ou encore de qualité de gestion.

Voici 7 critères concrets à examiner pour choisir une assurance-vie adaptée à ses besoins.

Pour comparer directement plusieurs contrats sur ces différents aspects, vous pouvez également consulter ce comparatif des meilleures assurances-vie.

1. Les frais : quelques dixièmes de pourcentage peuvent compter

Les frais constituent l’un des premiers éléments à comparer. Ils sont prélevés directement ou indirectement sur votre épargne et réduisent donc la performance réellement obtenue.

Une assurance-vie peut cumuler plusieurs types de frais :

  • frais sur versement : prélevés lorsque vous alimentez le contrat ;
  • frais de gestion : prélevés chaque année sur l’encours ;
  • frais d’arbitrage : appliqués lors du passage d’un support à un autre ;
  • frais de transaction : parfois facturés sur les ETF, actions ou autres supports ;
  • frais propres aux unités de compte : notamment ceux des ETF et des fonds d’investissement.

Les frais sur versement sont particulièrement pénalisants. Avec 3 % de frais, par exemple, seuls 970 € sur un versement de 1 000 € sont effectivement investis. De nombreux contrats en ligne permettent aujourd’hui de les éviter.

Les frais annuels méritent encore davantage d’attention. Une différence de quelques dixièmes de point peut sembler négligeable sur une année, mais son effet se cumule lorsque l’épargne est investie pendant dix, vingt ou trente ans.

Il faut enfin raisonner en coût global. Un contrat affichant des frais de gestion raisonnables peut finalement coûter cher si les unités de compte proposées sont principalement des fonds actifs facturant eux-mêmes des frais élevés.

2. Les supports d’investissement : privilégier la qualité, notamment des ETF

Les assureurs mettent volontiers en avant le nombre d’unités de compte disponibles : 500, 1 000, parfois plus de 2 000.

Ce chiffre n’est toutefois pas toujours synonyme de qualité.

Un contrat proposant 500 supports soigneusement sélectionnés peut être beaucoup plus intéressant qu’un catalogue de 2 000 fonds dans lequel les solutions réellement utiles sont absentes.

Les ETF sont à étudier en priorité

Pour investir à long terme sur les marchés financiers, la présence d’une bonne sélection d’ETF constitue l’un des critères les plus importants.

Les ETF permettent de répliquer un indice boursier et présentent deux avantages majeurs : une forte diversification et des frais plus faibles.

Un seul ETF peut ainsi permettre d’investir indirectement dans plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’entreprises.

Plutôt que de simplement compter les ETF disponibles, vérifiez notamment la présence :

  • d’ETF répliquant de grands indices mondiaux, comme le MSCI World ou des indices comparables ;
  • ETF S&P 500 ;
  • d’ETF permettant d’investir en Europe ;
  • d’ETF sur les marchés émergents ;
  • éventuellement d’ETF obligataires ;
  • de plusieurs sociétés de gestion reconnues.

Consultez également les éventuels frais de transaction spécifiques aux ETF, qui peuvent s’ajouter aux frais de gestion du contrat.

Et les autres supports ?

Ils permettent d’aller plus loin dans la diversification selon vos objectifs.

Certains contrats donnent notamment accès à :

  • des SCPI ou SCI pour investir dans l’immobilier ;
  • des actions en direct ;
  • des fonds obligataires ;
  • du capital-investissement ;
  • différents fonds spécialisés.

Ces possibilités constituent un avantage, mais elles ne sont pas indispensables à tous les épargnants.

La bonne question n’est donc pas « combien ce contrat propose-t-il de supports ? », mais plutôt « puis-je construire facilement l’allocation dont j’ai besoin avec les supports proposés ? »

3. Le fonds en euros : ne vous limitez pas seulement au dernier rendement

Le fonds en euros permet de conserver une partie de son assurance-vie sur un support bénéficiant d’une garantie définie par le contrat.

Pour le comparer, le rendement de l’année précédente constitue naturellement un premier indicateur. Mais choisir un fonds euros uniquement sur cette donnée serait une erreur.

Trois éléments méritent notamment d’être étudiés.

Le rendement sur plusieurs années

Un fonds ayant servi un excellent rendement pendant une seule année n’est pas nécessairement meilleur qu’un concurrent régulièrement bien positionné.

Analyser plusieurs années d’historique permet d’avoir une vision plus pertinente de sa compétitivité.

Les conditions pour obtenir le rendement annoncé

Les taux mis en avant peuvent parfois inclure des bonus temporaires ou conditionnels.

Le rendement peut par exemple dépendre :

  • de la proportion investie en unités de compte ;
  • du montant versé ;
  • d’une offre commerciale temporaire ;
  • de certaines conditions propres au contrat.

Il faut donc distinguer le taux réellement accessible à tous les épargnants des bonifications soumises à conditions.

La composition du fonds en euros

C’est un élément moins visible, mais particulièrement intéressant.

Les fonds euros sont historiquement investis majoritairement en obligations, auxquelles peuvent notamment s’ajouter :

  • de l’immobilier ;
  • des actions ;
  • des actifs monétaires ;
  • d’autres investissements de diversification.

Cette composition permet de mieux comprendre d’où vient le rendement du fonds.

Un portefeuille composé d’un important stock d’obligations anciennes à faible rendement ne présente par exemple pas les mêmes caractéristiques qu’un portefeuille renouvelé progressivement avec des obligations émises à des taux plus élevés.

Il faut néanmoins rester prudent : la composition d’un fonds euros ne permet pas de prédire son rendement futur. Les assureurs disposent notamment de réserves et peuvent lisser une partie des performances dans le temps.

Pour comparer deux fonds euros, il est préférable d’observer simultanément leur historique, leur composition et les conditions permettant d’obtenir le rendement annoncé.

4. La solidité de l’assureur : qui se trouve réellement derrière votre contrat ?

Lorsqu’une assurance-vie est distribuée par un courtier, une banque ou une fintech, c’est très souvent cette marque que l’épargnant connaît.

Pourtant, le distributeur n’est pas nécessairement l’assureur.

Le premier commercialise le contrat et sert souvent d’intermédiaire avec le client. Le second porte juridiquement le contrat.

Cette distinction est importante : une assurance-vie peut rester ouverte pendant plusieurs décennies.

Avant de souscrire, il peut donc être utile d’être attentif à :

  • l’identité de l’assureur ;
  • son ancienneté et son expérience en assurance-vie ;
  • la taille et la solidité financière du groupe auquel il appartient ;
  • sa réputation dans la gestion des contrats.

Cela ne signifie pas qu’il faille automatiquement choisir le plus gros assureur français. Certains acteurs moins connus du grand public disposent d’une longue expérience et d’une situation financière solide.

En revanche, il serait dommage de choisir une assurance-vie uniquement pour son interface ou son distributeur sans vérifier quelle compagnie porte réellement le contrat.

Pour les patrimoines importants, détenir plusieurs contrats auprès de compagnies différentes peut également permettre de diversifier les assureurs plutôt que de concentrer toute son assurance-vie auprès d’un seul acteur.

Cette diversification peut notamment présenter un intérêt au regard du Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP), qui prévoit, en cas de défaillance d’un assureur, une indemnisation pouvant aller jusqu’à 70 000 € par assuré et par compagnie d’assurance.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement et les plafonds applicables, consultez la présentation officielle de la garantie des dépôts, des titres et des assurances-vie.

5. Gestion libre ou gestion pilotée : à chacun son niveau d’autonomie

Le meilleur contrat ne sera pas nécessairement le même selon que vous souhaitez gérer vous-même vos investissements ou déléguer cette tâche.

La gestion libre

En gestion libre, vous choisissez vos supports et réalisez vous-même vos arbitrages.

Ses principaux avantages sont :

  • une maîtrise complète de l’allocation ;
  • la possibilité de sélectionner précisément ses ETF et autres supports ;
  • des frais plus faibles ;
  • une grande liberté dans la construction du portefeuille.

Contrairement à une idée répandue, gérer soi-même son assurance-vie ne nécessite pas nécessairement de sélectionner des dizaines de fonds. Une allocation relativement simple construite autour de quelques supports diversifiés peut suffire.

Il faut néanmoins être capable de déterminer son niveau de risque et de conserver sa stratégie lorsque les marchés traversent des périodes difficiles.

La gestion pilotée

Elle s’adresse plutôt à l’épargnant qui souhaite déléguer ses investissements.

Un professionnel construit et ajuste alors le portefeuille selon le profil de risque défini.

Cette tranquillité entraîne des frais supplémentaires. Il faut donc vérifier ce que la gestion apporte réellement.

Avant de choisir une gestion pilotée, regardez notamment :

  • son coût total ;
  • les supports utilisés ;
  • la place accordée aux ETF ;
  • la méthode de construction des portefeuilles ;
  • le niveau de personnalisation ;
  • les performances historiques, lorsqu’elles sont disponibles sur une durée suffisamment longue.

La gestion pilotée peut être parfaitement pertinente pour quelqu’un qui ne souhaite pas gérer son portefeuille. En revanche, une gestion professionnelle ne garantit jamais de meilleures performances.

6. La souplesse et les fonctionnalités : pensez à votre utilisation quotidienne

Une assurance-vie est susceptible de vous accompagner pendant de nombreuses années. Sa facilité d’utilisation mérite donc d’être prise en compte dès la souscription.

Commencez par vérifier les conditions financières :

  • montant minimum à l’ouverture ;
  • minimum des versements suivants ;
  • possibilité de mettre en place des versements programmés ;
  • éventuelles contraintes de répartition entre fonds euros et unités de compte.

Le ticket d’entrée peut notamment avoir son importance. Un contrat accessible avec quelques centaines d’euros permet de commencer progressivement et facilite l’ouverture de plusieurs assurances-vie.

Analysez ensuite les opérations disponibles en ligne : versement, arbitrage, rachat, modification de l’allocation ou encore gestion des versements programmés.

Certains contrats proposent également des options plus avancées dont :

  • rééquilibrage automatique ;
  • sécurisation des plus-values ;
  • arbitrages programmés ;
  • réduction progressive du risque.

Toutes ne sont pas indispensables. Une fonctionnalité n’a d’intérêt que si elle répond réellement à votre stratégie.

Enfin, l’ergonomie de l’espace client compte davantage qu’on pourrait le penser. Réaliser un arbitrage ou un rachat en quelques minutes est appréciable lorsqu’on utilise le même contrat sur le long terme.

7. Le distributeur et le service client : un critère de sélection à ne pas découvrir trop tard

Les caractéristiques financières sont importantes, mais un contrat reste aussi un service que vous utiliserez potentiellement pendant plusieurs décennies.

Un excellent contrat sur le papier peut devenir beaucoup moins agréable si chaque opération inhabituelle nécessite plusieurs semaines et de nombreux échanges.

Il est donc utile d’évaluer :

  • l’expérience du courtier ou du distributeur ;
  • la qualité de son interface ;
  • la facilité pour joindre le service client ;
  • les délais de traitement ;
  • la qualité de l’accompagnement en cas d’opération complexe.

Les avis clients peuvent apporter des informations intéressantes, à condition de ne pas se limiter à la note moyenne.

Quelques témoignages négatifs ne signifient pas grand-chose pour un acteur disposant de dizaines de milliers de clients. À l’inverse, une excellente moyenne ne garantit pas l’absence de problèmes.

Il est plus instructif d’identifier les difficultés qui reviennent régulièrement : rachats particulièrement longs, problèmes administratifs, difficultés à joindre le service client ou bugs récurrents.

Gardez enfin en tête que certaines opérations sont réalisées par le distributeur et d’autres directement par l’assureur. La qualité globale d’une assurance-vie dépend donc aussi de la bonne articulation entre ces deux acteurs.

Conclusion

Une bonne assurance-vie doit avant tout être en adéquation avec l’utilisation que vous souhaitez en faire.

Les frais et la qualité des unités de compte seront déterminants pour investir, tandis qu’un épargnant prudent accordera davantage d’importance au fonds en euros. Celui qui préfère déléguer devra surtout examiner la qualité et le coût de la gestion pilotée.

Plutôt que de rechercher un contrat parfait sur tous les critères, l’objectif est donc de choisir celui dont les points forts correspondent réellement à vos besoins.

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