Selon l’Autorité des marchés publics (AMF), le nombre d’investisseurs particuliers français a augmenté de 21,5 % pour atteindre 1,7 million d’actifs au début de 2025.
Avec la fin du paiement pour le flux d’ordres (PFOF) prévue en juillet 2026 et la flat tax qui passe à 31,4 %, les règles pour acheter des actions débutant changent.
Ce guide vous propose une feuille de route claire pour sécuriser votre premier investissement en bourse et limiter vos pertes.
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L'article en bref
Voici en 6 points comment acheter ses premières actions en bourse en 2026.
- Fixer un budget de 100 € à 500 € et évaluer son profil pour connaître son niveau de tolérance au risque.
- Choisir un courtier agréé AMF, ACPR ou CySEC avec des frais inférieurs à 0,5 % donnant accès à un PEA et un CTO.
- Ouvrir d’abord un PEA pour optimiser votre fiscalité (17,2 % après 5 ans) puis un CTO afin de diversifier son portefeuille.
- Opter pour des ETF (fonds indiciels cotés) Monde, tels que l’Amundi MSCI World, pour effectuer un premier placement sécurisé.
- Adopter une stratégie d’investissement programmé (DCA) pour harmoniser les prix d’achat et réduire l’impact de la volatilité sur son portefeuille.
- Passer un ordre à cours limité et constituer une épargne de précaution équivalente à six mois de dépenses avant d’acheter des actions débutant.
Comment acheter vos premières actions en 5 étapes ?
Cette check-list de cinq étapes vous aide à éviter les erreurs classiques des débutants qui découvrent le placement boursier.
Elle soutient la structuration de votre stratégie et vous offre l’opportunité de devenir un investisseur rentable.
Étape 1 : définissez votre budget et votre profil de risque
Pour investir dans des actions, l’AMF recommande de choisir un horizon de placement de cinq ans au minimum.
Les marchés boursiers affichent en effet une meilleure rentabilité sur de longues périodes qui compense la volatilité des actifs à court terme.
Le capital que vous souhaitez utiliser pour acheter vos premiers produits financiers ne doit jamais inclure :
- votre épargne de précaution (180 jours de dépenses courantes),
- une somme prévue pour réaliser un projet dans les cinq prochaines années,
- des fonds destinés à couvrir vos obligations comme le loyer ou le remboursement d’un crédit.
Les courtiers en ligne et traditionnels tels que Trade Republic, eToro ou BNP Paribas proposent des simulateurs de profils destinés à tous les investisseurs.
Établis sur la directive MiFID II (Markets in Financial Instruments Directive II), ils déterminent votre niveau de tolérance au risque.
Répondre en toute sincérité aux questions posées facilite ainsi le choix des produits financiers adaptés à votre situation.
Pour réduire vos pertes liées à la volatilité, mettez en place un DCA (Dollar Cost Averaging) afin d’étaler le prix d’achat de vos actions.
Étape 2 : optez pour un courtier de confiance offrant des frais réduits
Le règlement MiFIR (Markets in Financial Instruments Regulation) impose la fin en juin 2026 du PFOF et rend ce secteur plus concurrentiel.
Les courtiers en ligne traditionnels comme Bourse Direct et BoursoBank (ex-Boursorama) améliorent leurs grilles tarifaires pour séduire plus d’investisseurs.
Les néo-courtiers tels que Scalable Capital et Trade Republic introduisent des frais fixes (1 € par ordre) ou des formules d’abonnement attractives.
Avant de choisir un acteur français, vérifiez qu’il bénéficie de l’agrément de l’AMF ou de l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).
Un opérateur européen doit au minimum être agréé par la CySEC (Cyprus Securities and Exchange Commission).
Au-delà des frais de courtage annuels qui doivent rester inférieurs à 0,5 %, assurez-vous que votre intermédiaire financier ne facture pas des frais d’inactivité.
Il doit au moins vous donner accès à un PEA (plan d’épargne en actions) et à un compte-titres ordinaire (CTO).
Si vous voulez investir dans des entreprises européennes et américaines, veillez à ce que le courtier génère automatiquement le formulaire W-8BEN pour éviter une double imposition sur les dividendes américains.
Étape 3 : ouvrez et alimentez votre CTO ou PEA
Un compte-titres ordinaire ne présente aucune limite de versement ou de capitalisation. Il vous donne accès aux actions :
- américaines (Nasdaq, NYSE),
- asiatiques (Toyota, Alibaba, Sony),
- européennes (LVMH, Airbus, Siemens).
Un CTO favorise l’investissement dans tous les instruments financiers, notamment dans les warrants, les produits dérivés ou les CFD.
Les plus-values et les dividendes sont néanmoins soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 31,4 % ou au barème progressif de l’IR.
Un PEA classique vous autorise à placer jusqu’à 150 000 € dans des actions. Ce plafond passe à 225 000 € quand vous utilisez un PEA-PME.
Avec cette enveloppe fiscale, vos gains sont exonérés d’impôt sur le revenu après cinq ans de détention. L’État retient uniquement les 17,2 % pour les prélèvements sociaux.
Un PEA vous contraint toutefois à acheter les titres d’entreprises françaises et européennes qui remplissent les conditions d’éligibilité de l’AMF.
Cette stratégie soutient la diversification de votre portefeuille et améliore la rentabilité de votre placement.
Étape 4 : choisissez votre première action ou votre ETF (fonds indiciel coté)
Un ETF (tracker) comme Amundi MSCI World permet d’investir en une seule transaction dans plus de 1 500 entreprises mondiales.
Grâce à cette diversification instantanée, la chute d’un actif individuel aura peu d’impact sur votre portefeuille.
Selon une publication de l’AMF, les opérations sur les fonds indiciels cotés ont augmenté de 72 % entre 2024 et 2025.
Ce chiffre montre que les investisseurs ont compris que la gestion passive est meilleure que celle des fonds actifs sur dix ans.
En tant que débutant, vous pouvez placer votre capital sur des trackers actifs ou à échéance. Les premiers outils génèrent des revenus réguliers à l’image de JPM Global Equity Premium Income.
Ceux du second groupe sont des paniers d’obligations qui « expirent » à une date définie comme les iBonds de BlackRock.
Ils protègent une partie de votre épargne, car ils ne vous exposent pas aux mêmes risques de volatilité que les actions individuelles.
Pour votre premier investissement, privilégiez un ETF diversifié comme iShares Core MSCI World UCITS ETF ou Amundi MSCI World.
Consultez la fiche DICI (Document d’Information Clé pour l’Investisseur) du fonds indiciel coté pour vérifier qu’il est éligible au PEA.
Si vous voulez néanmoins acheter une seule action, choisissez une entreprise que vous connaissez et dont vous comprenez le modèle économique.
Assurez-vous qu’elle distribue régulièrement des dividendes à ses actionnaires et que son gearing (ratio de la dette nette sur les fonds propres) est inférieur à 100.
Étape 5 : passez votre premier ordre d’achat
Connectez-vous à votre interface de courtage et cherchez le code ISIN (International Securities Identification Number) de l’action ou de l’ETF choisi.
En tant que débutant, privilégiez un « ordre à cours limité » pour fixer un prix maximum d’achat et maîtriser votre budget.
Avec un « ordre au marché », l’achat des actions est immédiat. Cette méthode s’adresse aux expérimentés et implique un risque de « slippage » quand la liquidité est faible.
Les professionnels avertis passent souvent des « ordres à seuil de déclenchement » pour liquider leurs positions si les cours des titres détenus atteignent des valeurs définies.
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Acheter des actions débutant : quel courtier choisir en 2026 ?
Le choix du broker conditionne l’expérience d’investissement, car des frais de courtage élevés réduisent les rendements sur le long terme.
Voici un comparatif des six courtiers qui proposent des grilles tarifaires compétitives et des offres adaptées aux débutants en 2026.
Tableau comparatif : frais réels, dépôt minimum et simplicité
| Courtiers | Frais du PEA | Frais du CTO | Dépôt minimum | Avantages | Inconvénients |
| BoursoBank | 0 € sur 40 000 produits si vous êtes sur le plan premium | 0,1 % (au moins 1 €) | 300 € | Interface intuitive IFU (Imprimé fiscal unique) automatique | Obligation d’ouvrir un compte bancaire |
| Bourse Direct | 0,99 € par ordre | 0,99 € par ordre | 1 € | Indépendant | Prise en main complexe pour débutant |
| Fortuneo | 0 € si l’ordre est inférieur à 500 € | 0,2 % (au moins 2 €) | 0 € | Pas de frais de tenue de compte | Frais sur petits ordres |
| Interactive Brokers | Non disponible | 0,05 % par action (minimum 1,25 $) | 0 € | Accès mondial Frais ultra-bas | Interface complexe et en anglais |
| Trade Republic | 1 € par ordre | 1 € par ordre | 1 € | Application mobile native performante | Post-PFOF Exécution hors bourse |
Les courtiers traditionnels et en ligne français sont les seuls à fournir des IFU préremplis pour vos déclarations d’impôts.
Avec un intermédiaire financier étranger comme Interactive Brokers, vous devez calculer vous-même vos taxes dues.
Quel est le meilleur courtier pour investir avec moins de 500 € ?
Pour vous lancer avec moins de 500 €, ouvrez un PEA chez BoursoBank et mettez en place un investissement programmé (100 € par mois).
Ce courtier ne facture aucuns frais de courtage sur les fonds indiciels cotés des partenaires et propose un service client francophone réactif.
La génération automatique d’IFU qu’il vous offre vous fait gagner du temps lors de votre déclaration annuelle.
Pour plutôt investir dans des ETF diversifiés avec la même somme, ouvrez un compte-titres ordinaire chez Trade Republic.
Même si le PFOF prend fin en juin 2026, la formule 1 € par ordre de cet intermédiaire financier reste compétitive en 2026.
Quels pièges éviter lors du choix de votre courtier ?
Avant d’acheter des actions débutant par l’intermédiaire d’un courtier, vérifiez qu’il ne prélève pas de coûts pour stocker vos actifs.
En plus des droits de garde gratuits, l’intermédiaire financier doit appliquer des taux de change proches du marché réel.
S’ils existent, les frais d’inactivité ne doivent pas dépasser 30 € par an. Nous recommandons d’éviter les « brokers offshore » pour rester conforme.
Les acteurs régulés par des organismes comme l’AMF respectent les lois et assurent la protection de vos données.
Depuis l’annonce de la fin du PFOF, veillez à ce que le courtier envoie ses ordres sur des marchés réglementés tels qu’Euronext ou NYSE.
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Étude de cas : comment Freddy a-t-il acheté ses premières actions TotalEnergies ?
Freddy est un chef de chantier qui souhaite placer 1 000 € dans les actions TotalEnergies. Pour cela, il ouvre un PEA chez BoursoBank.
Depuis son interface, il inscrit « TotalEnergies » (il pouvait aussi renseigner le code TTE) et clique sur « acheter ».
Il constate que l’action TTE vaut 62,40 € et le volume quotidien moyen des transactions sur le produit financier TotalEnergies atteint 8,5 millions.
Avec ses 1 000 €, il peut donc acheter 16, 02 actions (16 titres avec 998, 40 €). Il passe un ordre à cours limité à 62, 50 € avec une validité d’un jour.
Il dépense 0 € pour les frais de courtage et paie 0,3 % pour la taxe sur les transactions financières (TTF). La somme débitée du PEA est de 1 001,39 euros (998,40 € + 2,99 €).
L’ordre est exécuté à 9 heures 2 le lendemain à 62,45 € et Freddy devient actionnaire de l’entreprise TotalEnergies.
En Europe, le règlement étant de T+2, les titres apparaissent sur son PEA le quatrième jour après le passage de l’ordre.
L’investisseur intelligent est réaliste : il s’attend à des pertes, mais il les prend en compte et les limite.
Benjamin Graham
Comment gérer le risque quand on investit en bourse ?
Les marchés boursiers chutent souvent de 30 % à 50 % lors des « krachs » comme ceux de 2008 ou de mars 2020.
Si vous utilisez votre loyer pour acheter vos premières actions, vous devrez les vendre au plus bas pour subvenir à vos besoins.
Investissez l’argent que vous pouvez vous permettre de perdre afin de transformer votre placement en un outil de diversification.
Ayez toujours une réserve de liquidités à hauteur de 2 % à 5 % de votre portefeuille pour faire face au décalage de règlement (T+1 vs T+2).
Vous pouvez également utiliser des plateformes comme Interactive Brokers qui proposent des compensations automatiques entre les devises.
Afin de réduire votre exposition sectorielle et géographique, assurez-vous d’avoir un portefeuille équilibré :
- 70 % ETF World,
- 20 % ETF émergents,
- 10 % d’actions individuelles.
Pour gagner du temps et suivre l’évolution de vos actifs, n’acquérez pas plus de dix actions individuelles.

Acheter des actions débutant : que savoir en plus ?
Au-delà des bases pour acheter des actions débutant, vous devez analyser la solidité financière de l’entreprise dont le titre vous intéresse.
Vérifiez que son ratio dette nette/EBITDA (résultat opérationnel avant amortissements et provisions) reste inférieur à 4.
Formez-vous en continu pour maîtriser les mécanismes du marché boursier et les réglementations qui le régissent.
Lisez ainsi des ouvrages comme « L’Investisseur intelligent » de Benjamin Graham ou participez à des ateliers professionnels sur la bourse.
L’accompagnement d’un conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI) compétent peut être aussi nécessaire pour construire une stratégie durable.
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FAQ sur l’achat des premières actions
Puis-je perdre plus que ma mise de départ ?
Non, sur des actions classiques achetées par l’intermédiaire d’un compte-titres ou d’un PEA, vous ne pouvez pas perdre plus que votre investissement initial.
Avec des produits à effet de levier comme les CFD ou les ventes à découvert, il est possible de perdre davantage que votre mise.
Quelle est la fiscalité sur les gains en bourse en 2026 ?
Les plus-values et les dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu.
En 2026, le PFU est à 31,4 % composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux.
Action individuelle ou ETF : que choisir pour démarrer ?
Les ETF sont recommandés pour les débutants pour bénéficier d’une diversification immédiate, des frais réduits et d’une gestion simplifiée.
Les actions individuelles demandent plus d’analyse et de suivi, mais vous offrent un contrôle direct sur votre placement et souvent des dividendes attractifs.
Quel budget minimum pour commencer à acheter des actions ?
Il n’existe pas de seuil universel, car de nombreux courtiers en ligne permettent de commencer avec quelques dizaines d’euros.
Pour une diversification minimale et faire face aux frais réels facturés, un budget de 500 € à 1 000 € est souvent conseillé.





