Quelles sont les 3 meilleures alternatives ignorées aux ETF PEA-PME en 2026 ?

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Le top trois des meilleures alternatives ignorées aux ETF PEA-PME se compose des BSA et DPS, ELTIF 2.0 et parts de SARL et des certificats coopératifs d’investissement. Que savoir sur ces supports de placement ? Lequel choisir en fonction de votre profil ? Nous répondons à toutes ces questions.
meilleures alternatives ETF PEA-PME
Sommaire de l'article

LIAM (Lyxor International Asset Management) a dissous son Lyxor PEA PME (DR) UCITS ETF – Dist le 27 janvier 2022.  

Depuis cette date, aucun autre émetteur ne propose un fonds indiciel coté (ETF) éligible au PEA-PME en France.

De nombreux épargnants se sont alors tournés vers des produits classiques comme les actions et le crowdfunding pour continuer à investir dans cette enveloppe fiscale.

Suffisent-elles pour tirer parti des 75 000 € supplémentaires qu’offre ce plan ? Comment choisir l’option la plus adaptée à votre profil en 2026 ?

Au-delà des solutions traditionnelles, nous vous présentons trois alternatives aux ETF PEA-PME que la plupart des épargnants ignorent.

Retrouvez également des conseils pour identifier le support de placement qui répond le mieux à vos attentes.

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Quelle alternative secrète au ETF PEA-PME correspond à votre profil ?

1. Quel est votre rapport au risque et à la volatilité ?
A
J’accepte un risque de perte totale sur une fraction de mon capital en échange d’un fort effet de levier.
B
Je cherche à maîtriser la volatilité en déléguant la gestion à des professionnels.
C
J’accepte l’illiquidité totale de mon placement si cela me permet de soutenir l’économie réelle.

2. Quel est votre niveau d’implication dans la gestion de vos investissements ?
A
Très actif, je surveille les marchés plusieurs fois par semaine pour saisir des opportunités rapides.
B
Passif, je préfère confier mon capital à un fonds géré par des experts.
C
Engagé, je souhaite m’impliquer directement dans la vie d’une entreprise locale que je connais.

3. Quelle est votre exigence en matière de liquidité (capacité à revendre vos titres) ?
A
J’ai besoin de fenêtres de tir courtes pour acheter ou exercer mes droits rapidement.
B
J’accepte un blocage initial de quelques années, suivi de fenêtres de rachat trimestrielles.
C
Je suis prêt à conserver mes titres pendant 7 à 10 ans sans aucune garantie de revente facile.

4. Quel type de rendement recherchez-vous en priorité ?
A
Des plus-values spectaculaires (150 % à 200 %) si le cours d’une action grimpe.
B
Un rendement net régulier (6 % à 14 %) issu du private equity ou de la dette privée.
C
Des dividendes réguliers et une belle valorisation à long terme liés aux résultats d’une entreprise locale.
Votre profil d’investisseur

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Top 3 des meilleures alternatives aux ETF PEA-PME en bref !

Si vous n’avez pas le temps de tout lire, consultez le tableau ci-dessous pour connaître les spécifcités des trois alternatives aux ETF PEA-PME que nous vous proposons.

AlternativeType de titreRendementRisqueLiquiditéTicket minimumFraisHorizonCourtiers compatibles
BSA et DPSTitre coté
Euronext Growth
150 % à 200 % sur le BSA si le cours de l’action progresse de 30 %Risque de perte totale si cours sous prix d’exerciceFenêtres de rachat courtes (2 à 3 semaines)Prix du bon (7 % à 20 % de la valeur de l’action)Frais de courtage standard
0 % frais de gestion
Court à moyen terme (de 3 à 7 ans)Fortuneo, Saxo Banque, Interactive Brokers, Bourse Direct
ELTIF 2.0Fonds non coté
Private equity, dette privée, infrastructure
6 % à 14 % netCourbe en jours sur le private equity, volatilité inférieure à 3 % sur la dette privéeFenêtres trimestrielles, plafond de 5 % actif net par trimestreDès 1 000 €2,15 % à 4 % par an en plus de la commission du gérant en cas de surperformanceLong terme
(7 ans au minimum)            
Linxea Spirit PEA-PME, Cardif
Parts de SARL et CCITitre non coté
Économie réelle locale
8 % à 15 % rendement des capitaux propresRisque de perte en capital, dépend des résultats de la sociétéAucun marché secondaire, cession de gré à gréLibrement négocié entre les parties, pas de minimum légal0 % frais de gestion, frais de cession variablesTrès terme
(7 à 10 ans)
Boursorama PER, Linxea PER, Yomoni PER

Quelles sont les particularités des BSA et des DPS ? 

La loi Attractivité du 13 juin 2024 a réintégré les bons de souscription d’actions (BSA) et les droits préférentiels de souscription (DPS) dans la liste des titres éligibles au PEA-PME.

Les BSA vous autorisent à souscrire des titres de PME cotée à un prix fixé à l’avance pendant une durée déterminée.

Les DPS vous protègent plutôt d’une augmentation de capital et vous réservent le droit d’obtenir les nouvelles actions en priorité.

Pourquoi investir dans un PEA-PME avec des BSA et DPS ?

Les plus-values réalisées lors de la vente de vos actions souscrites au moyen d’un BSA ou d’un DPS bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu (IR).

Les économies dues aux décotes de BSA émis lors d’une levée de fonds sont susceptibles de profiter du même traitement fiscal.

Pour cela, vous ne devez effectuer aucun retrait de votre PEA-PME pendant une durée minimale de cinq ans.

Avec des BSA, vous ne subissez pas de perte si le cours de titre de la PME varie entre l’attribution du bon et la date d’exercice.

D’après management-package.com, le prix d’un bon de souscription d’action représente 7 % à 20 % de la valeur du titre sous-jacent.

Quand le cours de l’actif de la PME augmente de 30 %, le BSA promet souvent un rendement de 150 % à 200 %.

Cet effet de levier peut contribuer au financement de vos projets comme l’achat d’un véhicule et le règlement des frais de formation. 

Quels sont les inconvénients de ces supports ?

En 2026, l’investissement dans un PEA-PME au moyen des BSA vous expose à une perte totale de capital.

Cette situation intervient quand le cours de l’action sous-jacente reste inférieur au prix d’exercice jusqu’à la date d’échéance.

Elle se produit souvent lorsque la volatilité de la petite et moyenne entreprise cotée sur Euronext Growth dépasse 40 %.

Les DPS qui arrivent à terme sans avoir été exercés ni vendus perdent toute leur valeur pourtant leur durée de souscription est en général de deux à trois semaines.

Si vous ne suivez pas l’évolution de votre PEA-PME pendant cette période, vous subirez de considérables pertes.

La liquidité de ces produits financiers est limitée, car leur volume d’échanges quotidien dépasse rarement 50 000 €.

Cela rend difficile l’achat ou la cession rapide d’une position puis implique une décote de 10 % à 15 % du cours de l’actif ciblé.

Depuis la réintégration des BSA dans le PEA-PME, l’administration fiscale a renforcé le contrôle de leur valeur d’inscription.

Obtenir un bon en deçà de son prix sur le marché, vous expose à un redressementet à la perte de votre exonération d’impôt.

Les BSA et les DPS exigent un suivi régulier de ses titres et une connaissance des mécanismes d’exercice propres à chaque bon. 

L’effet de levier qu’ils vous procurent entraîne par ailleurs des pertes significatives quand le coût de l’action sous-jacente s’effondre.

En 2026, des banques de réseau comme la BNP Paribas et la Société Générale refusent d’exécuter des opérations sur les BSA.

Un refus de votre établissement vous contraint à transférer votre PEA-PME vers un courtier (brooker) compatible.

La durée de la procédure est comprise entre trois et huit semaines. Pendant cette période, vos BSA ou DPS peuvent expirer.

Comment intégrer des BSA ou des DPS dans votre PEA-PME ?

Avant toute recherche, contactez votre courtier pour savoir s’il accepte l’intégration des BSA et des DPS dans un PEA-PME.

Exigez une réponse écrite, car de nombreux conseillers ignorent toujours les prérogatives de la réforme de juin 2024.

Identifiez les BSA et DPS éligibles au PEA-PME

Pour ce faire, vous devez consulter des sources officielles afin d’éviter toute déconvenue au moment de l’achat.

Commencez par la liste d’Euronext PEA-PME qui recense en continu les sociétés compatibles avec cette enveloppe fiscale.

Un bon de souscription d’actions rattaché à une entreprise présente sur ce répertoire est éligible de plein droit.

Vous pouvez examiner le BALO (Bulletin des annonces légales obligatoires), car toute émission de BSA ou de DPS s’accompagne d’une publication dans ce journal.

Cette opération réglementée intervient en général cinq à dix jours avant le début de la période de souscription.

À titre complémentaire, utilisez les sites de BoursoBanket d’Euronext Live en insérant dans la barre de recherche « bon de souscription ».

Vous y verrez en temps réel l’inventaire des BSA des PME cotées admises et leur code ISIN (numéro international d’identification des valeurs mobilières).

Choisissez bien vos BSA ou vos DPS

Le BSA d’une PME cotée doit présenter un volume d’échanges quotidien au-dessus de 50 000 € par séance sur les cinq derniers jours de cotation.

Sous ce seuil, le spread bid-ask (différence entre prix d’achat et de vente) dépasse 10 % et implique une perte équivalente avant toute variation du cours du titre.

Assurez-vous que la durée restante avant expiration de votre bon demeure supérieure à six mois afin d’éviter une décroissance thêta (perte rapide de valeur).

Le cours de l’action sous-jacente de la PME cible doit être compris entre 80 % et 120 % du prix d’exercice du bon.

En dessous de 80 %, le BSA est hors de la monnaie. Au-dessus de 120 %, il inclut une prime de valeur intrinsèque qui réduit l’effet de levier.

La société émettrice doit afficher une capitalisation boursière de 20 millions d’euros à 2 milliards d’euros.

Vérifiez toujours que le ratio de conversion du BSA en actions figure dans le prospectus, le communiqué de presse ou le DIR (document d’information réglementé) de l’émetteur.

Un schéma complexe comme 5 BSA pour 2 actions complique le calcul du coût de revient et génère des rompus (titres qui ne peuvent pas être attribués).

Alors qu’un ratio de 1 : 1 simplifie la gestion, accélère la prise de décision et limite le risque d’erreur pendant les calculs.

Passez votre ordre d’achat

Choisissez votre PEA-PME comme compte de référence, saisissez le code ISIN du BSA dans le moteur de recherche de votre courtier puis passez un ordre à cours limité.

Pour les DPS reçus à la suite d’une augmentation de capital, votre intermédiaire financier les crédite sur votre compte.

En fonction de la complexité de la transaction, il réalise cette action le jour de l’opération ou 48 heures après la date de détachement.

Exercez votre BSA ou votre DPS

Précisez l’ISIN du BSA ou du DPS, la quantité à exercer et confirmez que les fonds proviennent du compte-espèces de votre PEA-PME.

Votre courtier débite votre compte-espèces du montant total (prix d’exercice × nombre de BSA exercés) et crédite les actions nouvelles sur votre portefeuille.

Vérifiez toujours votre solde avant d’envoyer l’instruction, car une somme insuffisante entraîne le rejet de l’ordre et des pertes de temps.

Conservez toute la documentation

Nous vous recommandons de conserver la confirmation d’exercice que votre courtier vous transmet et le prospectus ou le communiqué de presse de l’émission du BSA.

Vous devez également garder une preuve de la valorisation du bon ou du DPS au moment de son inscription dans votre plan.

Ces trois documents servent de justificatifs lors d’un contrôle fiscal relatif à la valeur d’inscription de vos actifs.  

[bonasavoir]Nous ne pouvons pas vous proposer un classement figé des meilleurs BSA du moment, car ces supports affichent une durée de validité de 6 semaines à 12 mois.

Utilisez donc les trois sources citées à l’étape 2 pour repérer les BSA et les DPS actifs au moment de votre investissement.[/bonasavoir]

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alterantives aux ETF PEA-PME

Quelles sont les spécificités des ELTIF 2.0 (European Long-Term Investment Funds, version 2) ?

Entré en vigueur le 10 janvier 2024, le règlement UE 2023/606 du 15 mars 2023 crée les fonds ELTIF 2.0.

Pour être éligibles au PEA-PME, ils investissent au moins 50 % de leur actif dans des titres des PME ou des ETI (entreprises de taille intermédiaire) européennes.

Ils vous donnent accès au private equity (capital-investissement), à l’immobilier non coté, aux infrastructures et à la dette privée.

D’après le portail commentbieninvestir.fr, le marché des ELTIF 2.0 a dépassé 20 milliards d’euros au début de 2025 avec plus de 80 entités désormais accessibles aux particuliers en France.

Vous pouvez les retrouver sur le registre officiel de l’ESMA (Autorité européenne des marchés financiers).

Quels sont les avantages d’investir dans un PEA-PME avec des ELTIF 2.0 ?

À l’image des plus-values des BSA, celles des fonds ELTIF 2.0 logés dans un PEA-PME bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu après cinq ans de détention.

De nombreuses entités comme AXA Financement Entreprises et Eiffel Private Credit proposent même des souscriptions à partir de 1 000 €.

Avec 10 000 €, vous avez la possibilité d’allouer 1 000 € au private equity européen et de placer les 9 000 € restants dans d’autres supports.

Les « ELTIF 2,0 de dette privée » affichent une volatilité annuelle inférieure à 3 % contre 25 % à 40 % pour les actions de petites capitalisations.

L’investissement dans ces fonds réduit la dépendance de votre PEA-PME aux fluctuations des marchés boursiers.

Vous parvenez à renforcer la diversification de votre portefeuille, car vous soutenez des PME et ETI réparties dans toute l’Europe.

Des sociétés telles qu’AXA Investment Managers, Tikehau Capital ou Eiffel Investment Group gèrent ces fonds.

Vous accédez à leur expertise et améliorez votre rentabilité. Les ELTIF 2.0 à l’instar d’Eurazeo Co-Investment Feeder Fund IV adoptent une structure à capital variable (evergreen).

Vous entrez et sortez à des fenêtres trimestrielles alors que les FCPR (fonds communs de placement à risques) classiques ont une durée de vie déterminée à l’avance.

Les distributions périodiques des ELTIF 2.0 comme celles d’AXA Financement Entreprises sont réinvesties automatiquement dans votre PEA-PME.

Elles vous donnent droit à un effet de capitalisation sur toute la période de détention du plan sans aucune imposition immédiate.

Quels sont les inconvénients des ELTIF 2.0 ?

En fonction de la politique commerciale du fonds, la durée de blocage des sommes investies s’établit entre deux et cinq ans.

Pendant cette période, vous ne pouvez effectuer aucun retrait. Les fenêtres de rachat suivantes sont trimestrielles.

Elles plafonnent les rachats à 5 % de l’actif net tous les trois mois. Au-delà de ce seuil, la société de gestion traite votre demande au prorata et reporte le reliquat au prochain trimestre.

Ces véhicules d’investissement vous obligent par ailleurs à vous acquitter des frais de gestion compris entre 2,5 % et 4 % par an.

La valeur liquidative des « ELTIF 2.0 de private equity » suit une courbe en J au cours des premières années.

Si vous rachetez vos titres au cours de la deuxième ou troisième année, vous enregistrez une perte en capital.

Les sociétés de gestion prélèvent en général une commission de surperformance (carried interest) sur les gains des ELTIF 2.0.

Ces frais supplémentaires réduisent le rendement net affiché et vous contraignent à investir pendant au moins sept ans.

Quelles sont les étapes pour les intégrer dans votre enveloppe ?

Téléchargez le document d’information clé (DIC) du fonds sur le site de la société de gestion ou sur celui de l’AMF.

Ce fichier précise si votre fonds est éligible au PEA-PME et si son quota de titres de PME ou d’ETI s’élève au moins à 50 %.

Contactez ensuite votre courtier pour savoir s’il distribue les fonds ELTIF 2.0 dans le cadre d’un PEA-PME.

Vous devez vérifier que le solde de votre compte-espèces PEA-PME couvre le montant de votre souscription.

Choisissez votre PEA-PME comme le compte de référence, saisissez le nom ou l’ISIN du fonds et indiquez le montant de la transaction.

Votre intermédiaire financier débite votre compte-espèces et crédite les parts dans un délai de 3 à 10 jours ouvrés.

Conservez votre confirmation de souscription, le DIC signé et les relevés annuels de la valeur liquidative du fonds.

Ces documents établissent votre date d’entrée dans le plan et servent de justificatifs en cas de contrôle fiscal.

Comment bien choisir son ELTIF 2.0 ?

Commencez par vérifier que la stratégie d’investissement du fonds ELTIF 2.0 cible correspond à votre profil de risque.

À titre d’exemple, si vous êtes un investisseur prudent, privilégiez un support relevant de la catégorie de dette privée ou d’infrastructure.

En fonction du secteur du fonds, assurez-vous que le rendement cible proposé reste compris entre 6 % et 14 %.

En 2026, le total des frais de gestion que le gérant prélève chaque année doit demeurer inférieur à 3 % de votre encours.

Nous recommandons d’opter pour un fonds dont la commission de surperformance de la société de gestion n’excède pas 20 % des gains au-delà de 6 % du rendement annuel.

Veillez à ce que la durée initiale de blocage des sommes investies ne dépasse pas trois ans. L’encours de l’émetteur doit être supérieur à 500 millions d’euros.

Top 5 des ELTIF 2.0 disponibles en France en 2026 pour le PEA-PME

Même si les fonds ELTIF 2.0 ci-dessous figurent sur le registre ESMA, vérifiez toujours leur éligibilité effective au PEA-PME avant toute souscription.

AlternativeSociété de gestionStratégieRendementFrais de gestion par anLiquidité
AXA Financement EntreprisesBNP Paribas AMDette privée5,52 % sur 1 an2,12 % + 0,38 % pour surperformanceMensuelle
Eiffel Infrastructures VertesEiffel Investment GroupInfrastructure7,5 % sur 1 an2,15 %Trimestrielle
Eiffel Private CreditEiffel Investment GroupDette privée6,6 % brut2 %Hebdomadaire
Emergence ETI IITurenne CapitalPrivate Equity PME/ETITaux de rentabilité interne (TRI) compris entre 15 % et 20 %2 % en plus des 20 % en cas de surperformanceAnnuelle
SG Tikehau Dette PrivéeTikehau CapitalDette privée6,5 % à 7 %2 %Trimestrielle

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Les 20 points à vérifier avant d’investir dans une alternative aux ETF PEA-PME

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Que savoir des parts de SARL et des certificats coopératifs d’investissement (CCI) ?

Les parts de SARL désignent des quotes-parts du capital d’une société à responsabilité limitée non cotée qui donnent droit aux dividendes et aux plus-values potentielles en cas de cession.

Les CCI représentent des titres émis par des sociétés coopératives dans le respect des règles de la loi n° 47-1775du 10 septembre 1947.

Ces instruments vous permettent aussi de percevoir des dividendes, mais ne vous confèrent aucun droit de vote.

L’article L221-32-2 du Code monétaire et financier vous autorise à loger ces deux supports dans votre PEA-PME.

[bonasavoir]Les avantages, les inconvénients et les règles de détention ainsi que les critères de choix présentés pour les parts de SARL s’appliquent également aux CCI.[/bonasavoir]

Pourquoi investir dans des parts de SARL ?

Les plus-values des parts de SARL placées dans votre PEA-PME bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu après cinq ans de détention.

Ces instruments financiers promettent des rendements compris entre 8 % et 15 % puis vous offrent l’opportunité de soutenir les activités des sociétés locales. 

Vous participez à la croissance de ces sociétés et percevez des dividendes en fonction de vos quotes-parts.

Les parts de SARL ne subissent pas les fluctuations quotidiennes des marchés boursiers, car leur valorisation dépend des résultats de chaque entreprise.

Avec ces supports, vous réduisez la volatilité globale de votre PEA-PME et améliorez la rentabilité de votre portefeuille.

Quels sont les inconvénients de ces actifs ?

Les dividendes reçus bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu plafonnée à 10 % de la valeur annuelle d’acquisition des titres.

Si vous avez souscrit des parts de 50 000 €, seuls les coupons d’un montant de 5 000 € sont exonérés d’IR.

La partie excédentaire des gains reste assujettie au PFU (prélèvement forfaitaire unique) à hauteur de 31,4 %.

Les membres d’un même foyer ne peuvent pas détenir plus de 25 % du capital d’une SARL ou d’une coopérative au moyen d’un PEA-PME.

Il est par ailleurs impossible de négocier les titres de SARL sur un marché organisé. Leur cession exige une transaction de gré à gré.

Cette illiquidité peut vous contraindre à conserver vos parts même quand la situation financière de l’entreprise périclite.

En 2026, il existe encore des courtiers comme Trade Republic et XTB qui n’acceptent pas l’intégration d’actifs non cotés dans un PEA-PME.

Cette contrainte implique souvent des dépenses supplémentaires, car vous devez ouvrir une autre enveloppe auprès d’un établissement spécialisé.

Que faire pour intégrer des parts de SARL dans votre PEA-PME ?

Pour être éligible au PEA-PME, la SARL doit établir son siège social dans un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen (EEE).

En 2026, elle ne doit pas employer plus de 5 000 salariés et doit être assujettie à l’impôt sur les sociétés (IS).

Son chiffre d’affaires ne doit pas excéder 1,5 milliard d’euros ou son total de bilan doit demeurer en deçà de 2 milliards d’euros.

Contactez ensuite votre courtier par écrit pour confirmer qu’il distribue ces instruments financiers dans le cadre d’un PEA-PME.

Vous devez négocier directement les conditions de vente y compris le prix des titres avec le dirigeant de la SARL.

Mandatez un notaire ou un expert-comptable pour rédiger l’acte de cession et certifier la conformité de l’opération avec les statuts de la société.

Transmettez ce document à votre broker qui inscrit les parts dans votre PEA-PME et débite votre compte-espèces du montant convenu.

En fonction des établissements et de la complexité de la transaction, le délai de traitement de votre demande varie de 5 à 15 jours ouvrés.

Conservez l’acte de cession, les statuts de la SARL, les trois derniers bilans de la société et la confirmation d’inscription de votre courtier.

Intégration des CCI dans votre plan : quelles sont les spécificités ?

L’intégration des CCI dans un PEA-PME suit la même procédure que celle des parts de SARL à quelques exceptions près.

Après le choix de votre coopérative, vous souscrivez vos titres au moyen d’un bulletin dédié. Il précise le nombre de participations obtenues, le prix unitaire et vos coordonnées bancaires.  

Une fois que vous le signez, vous devez le transmettre à votre courtier avec la confirmation d’émission de vos titres.

Votre intermédiaire financier inscrit les CCI dans votre PEA-PME et débite votre compte-espèces du montant total de la transaction.

Comme pour l’achat des parts de SARL, conservez votre bulletin de souscription original et les statuts de la coopérative.

Vous devez aussi conserver les trois derniers bilans annuels de la société et la preuve de validation de votre inscription fournie par votre broker.

Comment choisir une SARL pour acheter vos parts ?

Avant toute souscription, assurez-vous que le secteur d’activité de la société cible est porteur sur votre territoire.

Les PME de l’industrie, du BTP, de l’agroalimentaire et des services aux entreprises affichent les rendements les plus élevés sur le long terme.

Analysez les trois plus récents bilans annuels de la firme pour vous garantir que son chiffre d’affaires a progressé d’au moins 5 % par an au cours de cette période.

La SARL doit présenter une marge nette égale au minimum à 5 % de ses revenus. Son niveau d’endettement doit demeurer inférieur à la moitié de son résultat d’exploitation annuel.

Vérifiez que l’entreprise distribue des dividendes depuis au moins deux exercices consécutifs et que votre quote-part après acquisition n’excède pas 25 % de son capital.

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etude de cas alternatives etf pea-pme

Étude de cas : Sébastien décide de placer 15 000 € avec son PEA-PME

Sébastien est cadre commercial dans une entreprise de logistique à Lyon et possède 15 000 € sur le compte-espèces de son PEA-PME ouvert en janvier 2021.

Son plan atteint cinq ans de détention en janvier 2026 et il cherche à valoriser cette somme après la disparition du Lyxor PEA PME en 2022.

Son conseiller bancaire lui propose uniquement des fonds de placement classiques, mais Sébastien décide de tester les trois alternatives présentées ici.

Scénario 1 : Sébastien investit 5 000 € sur des BSA

En mars 2026, il repère des BSA Voltalia (PME cotée sur Euronext Growth et éligible au PEA-PME) cotés à 0,42 € par bon.

Le prix d’exercice est fixé à 5,20 € par action et le cours de Voltalia s’élève à 5,80 € au moment de l’achat. Sébastien utilise 5 000 € pour obtenir 11 904 BSA.

Six mois plus tard, le prix de Voltalia progresse jusqu’à 7,50 €. Sébastien exerce ses BSA depuis son PEA-PME.

Il souscrit 11 904 actions nouvelles au prix d’exercice de 5,20 €. La valeur de marché de ses titres s’établit à 89 280 € (11 904 × 7,50 €).

En plus de ses 5 000 € investis dans les bons au départ, sa plus-value latente atteint 22 380 € sur les actifs acquis.

Seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s’appliquent au moment du retrait. L’économie fiscale de Sébastien est de 2 865 €.

Scénario 2 : Sébastien place 5 000 € dans un ELTIF 2.0

Sébastien alloue 5 000 € à Eiffel Private Credit (ELTIF 2.0 agréé par l’AMF qui affiche un rendement brut annuel de 6,6 % au 9 mai 2025). Les frais de gestion du fonds s’élèvent à 2 % par an.

Au bout de trois ans, le rendement net annuel vaut 4,6 % et les 5 000 € se transforment en 5 712 € (5 000 × 1,046³).

Les distributions périodiques du fonds sont automatiquement réinvesties dans son PEA-PME. Son gain net sur trois ans atteint 717 €.

Scénario 3 : Sébastien investit 5 000 € dans des parts de SARL locale

Sébastien identifie une société à responsabilité limitée de plomberie-chauffage à Lyon qui est éligible au PEA-PME.

L’entreprise emploie 12 salariés, réalise un chiffre d’affaires de 1,8 million d’euros par an et distribue 10 % de ses bénéfices chaque année.

Sébastien négocie avec le dirigeant et acquiert 8 % du capital pour 5 000 €. La SARL reverse 4 000 € de dividendes totaux la première année.  

La quote-part de Sébastien s’élève à 320 € (8 % × 4 000 €). Le plafond d’exonération IR sur les dividendes de parts non cotées dans le PEA-PME s’établit à 10 % de la valeur d’acquisition.

Les 320 € de dividendes reçus demeurent donc sous cette limite et Sébastien ne paie aucun impôt sur le revenu dû à ces gains.

Cinq ans plus tard, le dirigeant cède l’entreprise à un repreneur. La valorisation de la SARL atteint 120 000 € au moment de la cession.

La quote-part de Sébastien vaut désormais 9 600 € (8 % × 120 000 €) et sa plus-value est égale à 4 600 € (9 600 € – 5 000 €).

Dans son PEA-PME ouvert depuis plus de cinq ans, cette plus-value reste exonérée d’impôt sur le revenu.

Ce que les trois scénarios ont en commun

Sébastien place au total 15 000 € dans trois alternatives que son conseiller bancaire ne lui a jamais présentées.

Au terme de son horizon de placement, ses gains totaux atteignent 28 017 € (22 380 € sur les BSA + 712 € sur l’ELTIF 2.0 + 4 920 € sur les parts de SARL).

Dans les trois cas, son PEA-PME ouvert depuis plus de cinq ans lui permet d’éviter l’impôt sur le revenu sur l’intégralité de ces gains.

Alternatives aux ETF PEA-PME : que choisir en fonction de votre profil ?

Profil d’investisseurInstruments adaptésPourquoi ?
Surveille son portefeuille de façon régulière

Accepte un risque de perte totale sur une partie de son capital
BSA et DPSEffet de levier absent des autres alternatives

Capacité à agir rapidement lors des opérations sur les titres des PME détenus
Horizon de placement supérieur à 7 ans  

Cherche à diversifier son PEA-PME au-delà des actions cotées
Fonds ELTIF 2.0Volatilité maîtrisée sur la poche « dette privée »  

Gestion déléguée à des professionnels (gain de temps)  

Accès au private equity européen avec un ticket abordable (dès 1000 €)
Participe à l’économie locale  

Connaît un dirigeant de PME sur son territoire  

Recherche un rendement sur 10 ans avec implication directe
Parts de SARL et CCIDividendes réguliers

Potentiel de plus-value élevé

Exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention  

Le conseil bonus de la rédaction !

Avant de souscrire des BSA, un ELTIF 2.0 ou des parts de SARL, soumettez votre choix à un conseiller en gestion de patrimoine indépendant.

Ce professionnel vérifie l’éligibilité fiscale du titre retenu et détecte les clauses contractuelles défavorables que la lecture seule des prospectus ne révèle pas toujours.

Ses conseils vous aideront ainsi à réduire vos pertes financières et à améliorer la rentabilité de votre placement.

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FAQ sur les alternatives au ETF PEA-PME

Quelles sont les alternatives classiques aux ETF PEA-PME ?


Elles comprennent les OPCVM actifs small caps comme Indépendance AM Europe Small A (LU1832174962) et Gay-Lussac Microcaps A (FR0010544791).

Vous pouvez également investir dans des FCPR et FCPI, des actions en direct et des obligations convertibles au moyen des plateformes de crowdfunding agréées.

Peut-on cumuler des alternatives dans un même PEA-PME ?


Oui, un PEA-PME reste une enveloppe multisupport. Vous pouvez y loger simultanément des BSA, un ELTIF 2.0 et des parts de SARL.

Mon courtier peut-il refuser d’inscrire un BSA ou des parts de SARL dans mon PEA-PME ?


Oui, de nombreux établissements comme Trade Republic, XTB et Interactive Brokers n’effectuent pas ces opérations en 2026 en invoquant des règles administratives.

La loi Attractivité de juin 2024 a-t-elle créé de nouvelles opportunités dans le PEA-PME ?


Oui, elle a réintégré les BSA et DPS dans la liste des titres éligibles au PEA et au PEA-PME à compter du 15 juin 2024 après dix ans d’exclusion.

Cette loi a également relevé le seuil de capitalisation boursière des sociétés cotées éligibles à 2 milliards d’euros.

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