Quels sont les meilleurs ETF pays émergents PEA en 2026 ?

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Investir dans le meilleur ETF pays émergents PEA (plan d’épargne en actions) en 2026 requiert l’analyse des frais de gestion et de l’exposition géographique proposée. Avant de choisir un tracker comme le PAEEM d’Amundi, comparez l’écart de suivi et la liquidité des supports disponibles pour réduire vos pertes.
ETF pays emergents PEA
Sommaire de l'article

D’après le World Economic Outlook Update (WEO), la croissance des économies émergentes comme la Chine ou l’Inde devrait rester supérieure à 4 % en 2026.

La plupart des épargnants français continuent pourtant d’acheter exclusivement des trackers européens et américains.

Ces investisseurs évitent de construire des portefeuilles avec des ETF pays émergents PEA, car ils ne maîtrisent pas encore les spécificités de ces marchés.

Comment choisir son fonds indiciel coté pour profiter des opportunités offertes ? Les filtres ESG (Environnement, Social et Gouvernance) modifient-ils votre exposition ?

Voici un comparatif des supports disponibles et des conseils pour réussir à investir dans les meilleurs ETF pays émergents éligibles au PEA.

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L'article en bref

  • Amundi domine le marché des ETF émergents éligibles au PEA.
  • Le PAEEM (FR0013412020) progresse de 22,47 % en 2025 après un recul de 15,31 % en 2022.
  • Le mécanisme du contrat d’échange (swap) synthétique permet de dépasser la contrainte des 75 % d’actifs européens.
  • Le risque législatif sur les ETF synthétiques reste spéculatif, car le législateur n’a encore adopté aucun texte contraignant en 2026.
  • Une allocation de 10 % en ETF émergents dans un portefeuille avec une exposition mondiale améliore le rendement net sur une période de dix ans au minimum.
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Un ETF émergent comme le PAEEM peut-il être logé dans un PEA alors qu’il investit en Chine et en Inde ?
A
Non, les actions hors UE sont inéligibles au PEA
B
Oui, grâce à un contrat d’échange de performance synthétique

Quelle part du MSCI Emerging Markets la Chine représente-t-elle en février 2026 ?
A
Plus de 40 %
B
Environ 24 %

Quelle fiscalité s’applique aux plus-values d’un PEA ouvert depuis plus de 5 ans ?
A
Le PFU à 31,4 %
B
Les prélèvements sociaux à 18,6 % seulement

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Quels sont les trois ETF émergents PEA à connaître en 2026 ? Notre sélection expresse

Amundi surclasse le secteur des fonds indiciels cotés éligibles au PEA qui répliquent les performances des pays émergents tels que la Chine ou l’Inde.

Avec le PAEEM, vous investissez dans plus de 24 marchés et profitez de l’évolution de l’indice MSCI Emerging Markets regroupant au minimum 344 titres.

Le PAASI reproduit les performances du MSCI Emerging Asia concentré sur huit territoires asiatiques, dont la Corée du Sud et la Malaisie.

Le PAEME vous offre l’opportunité de bénéficier de la croissance de quelques États d’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Europe émergente.

ETF (fonds indiciel coté)Code ISINIndice répliquéFrais courantsEncours au premier trimestre de 2026Performance en 2025Zones ciblées
PAEEMFR0013412020MSCI EM ESG Leaders0,3 %637 millions d’eurosProgression de 22,47 %Monde (24 pays)
PAASIFR0013412012MSCI EM Asia ESG0,2 %550 millions d’euros 8 pays d’Asie
PAEMEFR0011869312MSCI EM EMEA ESG Tr0,6 %70 millions d’eurosProgression de 12,29 %11 pays dont

Données de mars 2026. Ce tableau ne constitue pas un conseil en investissement.

Bon à savoir : Le fonds indiciel coté PAEEM d’Amundi constitue le point d’entrée pour la majorité des investisseurs français.

Le PAASI reste le meilleur ETF pays émergents PEA si vous voulez profiter de la croissance des États asiatiques.

Le PAEME d’Amundi représente un complément au PAEEM pour vous aider à rééquilibrer votre exposition à la Chine.

Pourquoi intégrer les marchés émergents dans votre PEA ?

D’après Morgan Stanley Capital international (MSCI), le MSCI Emerging Markets couvrait 1 195 entreprises en février 2026.

Ce chiffre équivaut à près de 85 % de la capitalisation boursière flottante des 24 territoires inclus dans cet indice.

Investir dans des ETF pays émergents au PEA présente de nombreux bénéfices comme l’augmentation de votre capital et la préservation de votre pouvoir d’achat.

Augmentez le potentiel de valorisation de vos actions

Selon la Banque mondiale, la progression du PIB (produit intérieur brut) des économies émergentes a été 2,6 fois supérieure à celle des États développés en 2025.

La croissance démographique et l’urbanisation accélérée de l’Asie du Sud-Est, de l’Afrique et de l’Amérique latine justifient cet écart.

Cela traduit une dynamique qui soutient la hausse structurelle des bénéfices des entreprises locales attribuable en partie à l’essor de la classe moyenne.

Ce phénomène encourage le développement des secteurs à forte valeur ajoutée tels que la technologie, la santé et les énergies renouvelables.

Cette situation améliore votre exposition (géographique et sectorielle) et participe à la valorisation de votre portefeuille sur le long terme.

Investissez dans les ETF pays émergents PEA avec un petit budget

À l’inverse des actions individuelles asiatiques ou latino-américaines, les trackers sont accessibles dès une dizaine d’euros.

Avec 30 €, vous êtes par exemple en mesure d’investir dans le PAEEM, le PAASI ou le PAEME d’Amundi.

Les fonds indiciels axés sur ces marchés facturent en général entre 0,2 % et 0,3 % de frais de gestion par an.

Cela représente 85 % à 90 % d’économies sur les frais courants chaque année, car de nombreux fonds actifs prélèvent jusqu’à 2 % pour gérer vos titres.

À titre d’exemple, si vous placez 10 000 € dans un ETF pays émergents éligible au PEA sur une période de dix ans, vous économiserez 1 700 €.

Profitez de la liquidité des fonds indiciels cotés

Les trackers se négocient en continu sur les places de marché comme Euronext Paris aux horaires habituels.

Ils affichent en outre un encours souvent supérieur à 500 millions d’euros et un volume d’échanges quotidien de 80 000 à 100 000 par unités.  

Cela vous assure une liquidité satisfaisante pour rééquilibrer rapidement votre portefeuille en cas de chute des marchés.

Combinée à votre épargne de précaution, elle vous offre la capacité de faire face à des imprévus comme un licenciement ou une hospitalisation.

Renforcez la solidité de votre portefeuille face à l’inflation

La plupart des entreprises du MSCI Emerging Markets investissent dans l’énergie, les matières premières et les biens de consommation de base.

Les revenus de ces secteurs augmentent en général avec la hausse des prix. Les sociétés concernées sécurisent ainsi leurs bénéfices.

L’intégration d’ETF de pays émergents éligibles au PEA dans votre stratégie de placement renforce la résilience de votre épargne.

Elle préserve votre pouvoir d’achat, réduit le risque de surendettement et vous aide à maintenir votre niveau de vie.

Elle favorise également la croissance de votre patrimoine et le financement de vos projets tels que l’acquisition d’une résidence principale.

Diversifiez votre exposition aux devises émergentes

Une allocation qui regroupe uniquement les actifs européens dépend des actions de la BCE (Banque centrale européenne) et à la dépréciation de l’euro.

Grâce à l’ajout des ETF de pays émergents éligibles au PEA, vous vous exposez à un panier de devises décorrélées sans aucune démarche supplémentaire.

Cette stratégie limite l’impact des décisions de la BCE (variation de taux, politique monétaire) sur votre patrimoine.

Elle amortit les chocs économiques européens et vous offre l’opportunité d’accéder à des zones où les autorités compétentes gèrent mieux l’inflation.

Avec cette approche, une partie de votre portefeuille continue de progresser grâce aux monnaies étrangères même quand l’euro perd sa valeur.

Bon à savoir : La capitalisation boursière flottante représente la valeur de la partie de l’entreprise qui peut réellement s’acheter et se vendre sur le marché.

Pour la déterminer, utilisez la formule suivante : capitalisation flottante = cours de l’action x nombre d’actions en circulation x taux de flottant.

Exemple :

Une entreprise qui possède 1 000 000 actions dont le cours est de 10 € a une capitalisation boursière flottante de 6 millions d’euros.

Pour obtenir ce résultat, le pourcentage d’actions librement négociables (taux de flottant) doit être égal à 60 %.

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etf de pays émergents éligibles au PEA

Comment obtenir un ETF d’un pays émergent éligible au PEA ?

D’après l’article L221-31 du Code monétaire et financier, un ETF éligible au PEA doit détenir au minimum 75 % de titres de sociétés situées dans l’Union européenne (UE).

Ces entités peuvent également avoir leur siège social dans l’un des États de l’Espace économique européen (EEE).

Les actions chinoises, indiennes, africaines, taïwanaises ou brésiliennes ne remplissent pourtant pas cette condition.

La société de gestion des actifs utilise le mécanisme de la réplication synthétique pour contourner cette restriction.

Voici comment elle met en place cette stratégie pour vous donner l’occasion d’investir dans des ETF pays émergents PEA.

Constitution du panier européen

Le fonds indiciel achète un panier d’actions d’entreprises européennes cotées en privilégiant les valeurs du CAC 40, du DAX ou du STOXX 600.

La société s’assure que les titres représentent plus de 75 % de son portefeuille pour être logés dans un PEA.

Quand vous décidez d’investir dans le PAEEM d’Amundi, vous devenez alors propriétaire des valeurs européennes.

Signature du contrat d’échange de performance avec une banque partenaire

Dans ce contrat, le fonds indiciel cède à l’établissement bancaire les bénéfices des performances de son panier d’actions européennes.

La banque lui verse en retour les gains de son indice boursier axé sur les marchés des économies émergentes intégrant les critères ESG.  

En tant qu’investisseur résident français, vous recevez ainsi dans votre PEA les profits annoncés sans aucune autre démarche.  

Respect des obligations réglementaires

Selon la directive 2009/65/CE du Parlement européen et du Conseil, l’exposition nette d’un ETF à réplication synthétique doit rester inférieure à 10 % de valeur liquidative du fonds.

En cas de défaut de la contrepartie, la perte potentielle se limite à la performance accumulée sur une seule journée.

Beaucoup de fonds indiciels cotés affichent même un risque de réplication synthétique négatif pour montrer que c’est la banque qui supporte le risque résiduel.

Bon à savoir : Aucune défaillance d’ETF synthétique OPCVM (Organismes de placement collectif en valeurs mobilières) n’a été enregistrée en Europe depuis la création de ce cadre.

Le risque de contrepartie existe néanmoins, y compris pour les fonds indiciels que gère l’entreprise Amundi.

Comparatif entre le PAEEM, le PAASI et le PAEME

Les trois ETF d’Amundi partagent le même mécanisme de réplication synthétique, mais se différencient par l’indice sous-jacent, la couverture géographique et le niveau de frais.

Les alternatives physiques disponibles avec un compte-titres ordinaire (CTO) affichent des coûts de gestion bas, mais elles restent soumises à une fiscalité plus lourde.

Que savoir du PAEEM (FR0013412020) ?

Le PAEEM réplique l’indice MSCI EM ESG Leaders Select 5 % Issuer Capped. Ce fonds a atteint un encours de 637 millions d’euros au premier trimestre de 2026.

Amundi le gère depuis avril 2019 et prélève chaque année 0,3 % de frais de gestion. Sa politique de distribution capitalise automatiquement les dividendes perçus.

Vous ne percevez donc aucun revenu pendant toute la durée de votre investissement et profitez de l’effet des intérêts composés pour augmenter votre capital.

L’écart entre le rendement du fonds indiciel et de l’indice suivi (erreur de suivi ou tracking error) est compris entre 0,04 % et 0,05 % sur trois ans.

Année             Performance du PAEEMContexte
2025               22,47 %Rebond asiatique, faiblesse du dollar
202413,05 %Rattrapage de l’Inde et de Taïwan
20233,25 %Chine en récession technique
2022   −15,31 %Hausse des taux, sorties massives des fonds émergents
20214,42 %Régulation technologique chinoise
20208,27 %Rebond post-COVID, TSMC en forte hausse

Quelles sont les spécificités du PAASI (FR0013412012) ?

Le PAASI réplique le MSCI EM Asia Screened Select ex Thermal Coal qui suit les grandes et moyennes capitalisations des marchés émergents asiatiques.

Les sociétés retenues affichent une notation environnementale, sociale et de gouvernance au-dessus de la médiane de leur secteur.

L’indice suivi exclut tous les producteurs de charbon thermique. Amundi gère ce fonds depuis le 25 avril 2019.

Il atteint un encours de 550 millions d’euros au premier trimestre de 2026 et facture 0,2 % de frais de gestion par an.

À l’image du PAEEM, il s’agit d’un fonds indiciel capitalisant dont l’erreur de suivi est comprise entre 0,04 % et 0,05 %.

AnnéePerformance du PAASIContexte macro-économique
202417,85 %Rattrapage de Taïwan et de l’Inde
20230,46 %Récession technique en Chine
2022−16,75 %Hausse des taux, sorties massives
20212,04 %Régulation du secteur technologique chinois
202017,73 %Rebond post-Covid, forte hausse de TSMC

Quelles sont les caractéristiques du PAEME (FR0011869312) ?

Le PAEME réplique les performances du MSCI EM EMEA ESG Transition couvrant les marchés émergents d’Europe de l’Est, du Moyen-Orient et d’Afrique.

L’indice regroupe onze États parmi lesquels l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Pologne et la Turquie.

Amundi gère ce fonds depuis mai 2014 dont le volume d’actifs a atteint 70 millions d’euros au premier trimestre de 2026.

Tracker capitalisant, le PAEME prélève 0,60 % de frais de gestion par an. Il présente une erreur de suivi comprise entre 0,04 % et 0,05 %.

PériodePerformance du PAEMENature de la mesure
Un an12,29 %Annualisée
Trois ans32,98 %Cumulée
Cinq ans26,07 %Cumulée

Quelles sont les meilleures alternatives aux ETF pays émergents PEA disponibles en CTO ?

L’iShares Core MSCI Emerging Markets IMI (IE00BKM4GZ66) reproduit les performances du MSCI Emerging Markets Investable Market Index.

Ce fonds indiciel coté a affiché un volume d’actifs supérieur à 26 milliards d’euros au quatrième trimestre de 2025. Tracker capitalisant, il prélève 0,18 % au titre de frais de gestion par an.

Le Vanguard FTSE Emerging Markets réplique les performances du FTSE Emerging Markets All Cap China A Inclusion.

Il intègre en revanche les actions chinoises de catégorie A cotées sur les bourses de Shanghai et de Shenzhen.

Avec un encours estimé à trois milliards d’euros, ce fonds capitalisant applique 0,22 % par an de coûts de gestion.

ETFCode ISINFrais de gestionEncoursIndice répliquéEnveloppe
iShares Core MSCI EMIMIIE00BKM4GZ660,18 % par anSupérieur à 26 milliards d’eurosMSCI EM IMICTOCTO
Vanguard FTSE Emerging MarketsIE00BK5BR7330,22 % par anTrois milliards d’eurosFTSE EM All CapCTO

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investir fonds indiciels cotés synthétiques PEA

Que comprendre avant d’investir dans des ETF pays émergents PEA ?

La concentration géographique sur quelques États asiatiques et l’impact réel des filtres ESG sont des facteurs à prendre en compte avant d’effectuer des placements dans ces ETF.

Pour maximiser vos gains, vous devez également considérer les effets potentiels des réformes législatives sur vos fonds synthétiques.

Risque de concentration sur la Chine : analyse et stratégies d’atténuation

D’après une publication de MSCI en février 2026, l’Empire du Milieu représente 23,76 % du MSCI Emerging Markets.

Taïwan pèse 22,50 % et la Corée du Sud 18,08 %. L’Asie technologique compose ainsi plus de 60 % de l’indice.

Si vous allouez 10 % de votre capital au PAEEM, l’exposition de votre portefeuille à la Chine sera de 2,4 %. Une baisse de 30 % des actions chinoises ne vous affecte qu’à hauteur de 0,7 point.

Les pertes deviennent considérables quand votre investissement sur les marchés émergents dépasse 20 % et que la Chine traverse une période de régulation agressive.

Nous vous présentons trois stratégies pour anticiper ce risque et optimiser votre rentabilité en 2026.

Revoyez votre allocation globale

Avec 5 % de votre PEA investis dans le PAEEM, votre exposition à la Chine représente 1,2 % de votre portefeuille total.

Un niveau aussi faible reste négligeable face à la volatilité naturelle d’un portefeuille constitué à 100 % d’actions.

Adoptez cette stratégie si vous êtes un investisseur prudent à la recherche de solutions pour améliorer votre diversification.

Avec elle, vous atteindrez votre objectif sans vous exposer à un fonds indiciel thématique focalisé sur un seul pays émergent.

Combinez le PAEEM et le PAEME 

Répartir 70 % du budget destiné à l’investissement sur les marchés émergents dans le PAEEM et 30 % dans le PAEME réduit votre exposition à l’Asie.

L’Empire du Milieu ne représentera alors que 16,8 % de votre portefeuille contre 24 % avec le PAEEM d’Amundi.

L’adoption de cette stratégie génère cependant un surcoût qui accroît les frais de gestion annuels de vos actifs.

Investissez dans des ETF excluant la Chine avec un CTO

Les fonds « hors Chine » comme l’iShares MSCI EM ex-China maintiennent votre exposition aux autres marchés émergents tels que l’Inde et Taïwan.

Pour que cette approche fonctionne, vous devez toutefois être prêt à supporter la fiscalité appliquée à vos gains (flat tax ou barème progressif de l’impôt sur le revenu).

La mise en place de cette stratégie implique également une allocation davantage focalisée sur des pays à l’instar de la Corée du Sud et du Brésil.

Quel est l’impact des filtres ESG sur votre placement ?

Les critères ETF favorisent l’exclusion des entreprises d’État chinoises jugées peu transparentes et dans lesquelles les administrateurs dépendent du système.  

Ils écartent les producteurs d’énergie fossile des pays du Golfe et les sociétés impliquées dans des controverses sociales documentées.

La pondération de la Chine passe par conséquent de 30 % dans l’indice standard à 24 % dans le MSCI EM ESG Leaders Select 5 % Issuer Capped.  

Cette baisse de six points vous offre l’opportunité de limiter les impacts des décisions politiques chinoises sur vos actifs.

Les données historiques ne montrent en revanche pas d’écart systématique entre les deux indices boursiers.

L’effet est fonction du cycle parce que l’indice standard superforme lors des phases de rebond des valeurs d’État chinoises.

Le MSCI EM ESG Leaders résiste par contre mieux au cours des périodes de régulation comme en 2021 et en 2022.

Bon à savoir : L’appellation « ESG Leaders » ne garantit pas qu’un fonds réplique les performances d’un indice composé d’entreprises respectueuses de l’environnement.

Pour construire un portefeuille avec trackers ESG, privilégiez les produits financiers labellisés « Paris-Aligned Benchmark » ou « Climate Transition Benchmark ».

Faut-il craindre un risque législatif ?

De nombreux parlementaires affirment que les fonds indiciels synthétiques utilisent les titres européens comme une simple garantie d’un contrat d’échange de performance.

Ils déposent alors des amendements pour restreindre l’éligibilité de ces véhicules financiers au plan d’épargne en actions.

Quel est l’état des lieux au début de l’année 2026 ?

La majorité parlementaire n’a pas approuvé les propositions de révision des règles concernées après l’étude des dossiers reçus.

La chambre basse a soumis ces pistes de réforme à une concertation avec l’AMF (Autorité des marchés financiers) et les sociétés de gestion d’actifs.

Amundi et les associations professionnelles rappellent que ces fonds indiciels respectent les conditions de l’article L221-31 du Code monétaire et financier.

Ils soulignent que ces entités renforcent même la liquidité des marchés d’actions européens parce qu’elles achètent régulièrement des titres du CAC 40 et du DAX.

Quels sont les scénarios possibles ?  

Un régime transitoire pourrait entrer en vigueur si le législateur validait les règles proposées pour restreindre l’éligibilité de ces instruments financiers.

Les fonds existants conserveraient alors cet avantage pour les positions ouvertes avant la date de réforme.

Les nouveaux versements ne pourraient plus en revanche alimenter ces ETF logés dans cette enveloppe fiscale.

En cas de suppression immédiate, les investisseurs disposeraient d’un délai de cession fixé par un décret pour liquider leurs positions sans clôturer leur plan.

Pour anticiper ce risque, investissez dans des ETF physiques qui suivent des indices européens comme le World PEA et le Stoxx Europe 600.

Vous pouvez aussi acheter des unités de compte en assurance-vie pour avoir accès aux trackers émergents traditionnels et profiter d’une fiscalité avantageuse après huit ans.

À retenir : Le risque législatif demeure spéculatif parce que le parlement n’a voté aucune loi contraignante au premier trimestre de 2026.

Pour rester prévoyant, suivez les travaux de la commission des Finances de l’Assemblée nationale et les publications de l’AMF.

PEA, assurance-vie ou CTO : quelle fiscalité s’applique ?

Avec le plan d’épargne en actions, les plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu (IR) après cinq ans de détention.

Selon l’article 150-0 A du Code général des impôts, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s’appliquent lors du retrait.

Le CTO soumet vos gains au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 31,4 % depuis le 1er février 2026.

L’assurance-vie affiche une fiscalité intermédiaire en fonction de la durée de détention et des montants retirés.

ProduitMomentImpôt sur le revenuPrélèvements sociauxParticularités
PEAAvant 5 ansGains imposés au PFU 31,4 % ou option barème IR + 18,6 %Inclus dans le PFURetrait = fermeture
 Après 5 ansExonération d’IR sur les gains retirés18,6 %Pas d’abattement spécifique
CTOÀ chaque cession générant une plus-valuePar défaut le PFU 31,4 % ou barème progressif + 18,6 %18,6 %Possibilité d’imputer les moins-values sur les plus-values des 10 années suivantes
Assurance-vie Retraits avant 8 ansGains taxés au PFU de 30 % ou option barème progressif + 17,2 %17,2 %Fiscalité calculée lors du rachat
 Retraits après 8 ans, encours inférieur ou égal à 150 000 €Gains imposés à 7,5 % après abattement annuel ou barème progressif de l’IR en option17,2 %Abattement annuel : 4 600 € pour un célibataire, 9 200 € pour un couple

Au-delà, taux de 7,5 % sur la fraction des versements supérieure ou égale à 150 000 €
 Retraits après 8 ans, versements supérieurs à 150 000 €Gains sur cette « sur-part » taxés à 12,8 % et toujours après l’application de l’abattement annuel global17,2 %Le seuil de 150 000 € s’apprécie par personne

L’abattement de 4 600 € ou de 9 200 € s’applique d’abord, puis la tranche à 7,5 % puis 12,8 % selon le niveau des versements

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Cas pratique : comment Julien parvient-il à investir dans des ETF pays émergents avec son PEA ?

Julien est un ingénieur en CDI qui a un revenu net imposable de 62 000 € et se trouve dans une tranche marginale d’imposition (TMI) de 30 %.

Il a ouvert un PEA en 2019 qui a atteint 45 000 € en 2026. Il a placé 100 % de son capital sur un ETF MSCI World qui prélèvent 0,22 % de frais de gestion par an.

Julien verse 300 € sur son PEA par mois depuis trois ans. Il profite d’un rendement annualisé sur cinq ans de 9,8 %.

Il n’a aucune exposition aux marchés émergents et ne détient ni compte-titres ordinaire ni assurance-vie investie en actions.

Quel est le problème ?

Le portefeuille de Julien est exposé à 65 % aux marchés américains, dépend des décisions de la Fed et de la trajectoire du dollar.

En 2022, il a accusé un recul de 16,4 % sans aucun amortisseur géographique et sa diversification reste nulle en dehors de l’Europe et des États-Unis.

Les économies émergentes ont pourtant progressé 2,6 fois plus vite que celles des pays développés en 2025.

Julien ignore donc une source de rendement structurelle sans surcoût fiscal parce que son PEA a dépassé le seuil des cinq ans.

Quels sont les leviers d’optimisation disponibles ?

  • Réallocation de 15 % du PEA vers le PAEEM (FR0013412020) : 6 750 € investis sur le MSCI EM ESG Leaders dont les frais s’élèvent à 0,3 % par an. L’indice a connu une progression de 22,47 % en 2025 après un recul de 15,31 % en 2022.

  • Complément de 5 % sur le PAEME (FR0011869312) : 2 250 € placés sur les marchés d’Afrique du Sud, d’Arabie saoudite et de la Turquie au moyen du MSCI EM EMEA ESG Transition. Les frais de gestion qu’il applique sont de 0,6 % par an et sa performance cumulée sur trois ans est de 32,98 %.

  • Réduction de l’exposition Asie technologique : la combinaison PAEEM (70 %) + PAEME (30 %) réduit la pondération de la Chine à 16,8 %. Cela représente 2,4 % du portefeuille total, mais la baisse de 30 % des actions chinoises n’affecte Julien qu’à hauteur de 0,7 point.

  • Conservation de l’enveloppe PEA : fiscalité limitée à 18,6 % de prélèvements sociaux sur les plus-values retirées, contre 31,4 % de PFU en CTO depuis le 1er février 2026.

Le maintien des versements mensuels de 300 € pour profiter des intérêts composés s’applique sur la totalité du portefeuille.

Quels sont les résultats chiffrés après sur dix ans ?

PosteAvantAprèsGain
Rendement annualisé simulé9,8% (100% MSCI World)10,4% (80% World + 15% PAEEM + 5% PAEME)+0,6 point/an
Capital estimé à 10 ans103 200 €107 400 €+4 200 €
Fiscalité sur plus-values retirées18,6 %18,6 %0 € de surcoût
Surcoût de gestion annuel0,22%/an0,25%/an13,5 €/an seulement
Exposition de la Chine dans le portefeuille global0 %2,4 %Risque concentré maîtrisé

En allouant 20 % de son PEA aux marchés émergents au moyen des deux ETF Amundi synthétiques, Julien récupère 4 200 € supplémentaires sur dix ans.

Cela engendre cependant un surcoût de gestion de 13,5 € par an. Le risque politique chinois reste à moins de 2,5 % de son patrimoine investi.

ETF pays émergents PEA : le mot de la rédaction !

Les marchés émergents offrent un potentiel de croissance structurel que les économies des pays développés ne peuvent pas reproduire à court terme.

Depuis un PEA, l’accès à cette classe d’actifs passe par des ETF synthétiques d’Amundi (seul actuel émetteur à proposer une gamme complète éligible à cette enveloppe).

Pour maximiser avec vos ETF pays émergents PEA, consultez un conseiller en financier expérimenté afin d’élaborer une stratégie d’investissement solide qui correspond à vos attentes.

FAQ sur les ETF de pays émergents éligibles au PEA

Quel est le meilleur ETF pays émergents éligible au PEA ?

Le PAEEM constitue la référence en 2026 avec 0,3 % de frais de gestion par et un volume d’actifs estimé à 637 millions d’euros.

Les filtres ESG du PAEEM modifient-ils la composition du portefeuille ?

Oui, car ils excluent 25 % à 30 % des titres du MSCI EM standard, principalement les entreprises d’État chinoises jugées peu transparentes.

La réplication synthétique présente-t-elle un risque réel pour l’investisseur ?

Non, car la réglementation UCITS IV plafonne l’exposition nette au swap à 10 % de la valeur liquidative du fonds.

Y a-t-il d’autres émetteurs qu’Amundi pour les ETF de pays émergents éligibles au PEA ?

À cette date, Amundi domine seul le marché des ETF MSCI Emerging Markets éligibles au PEA en France.

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